La librairie idéale #28

Walkscapes

WALKSCAPES, La marche comme pratique esthétique, Francesco CARERI, Editions Jacqueline Chambon

Vous marchez dans les villes, sans but, à l’aveuglette. Aux rayons architecture, urbanisme, essais sur l’art, vous croisez un livre, qui dérive lui aussi. Il vous emmène à Zonzo. Vous passez voir les menhirs : Breton – Dada – Debord,   Smithson – Long – Chatwin –

Dans la marge, avec les pieds vous tracez des lignes :

 “La ville nomade n’est pas la traînée que le passé a laissée comme une trace sur le sol, mais le présent qui, de temps en temps, occupe ces segments du territoire où les déplacements ont lieu, cette partie du paysage marchée, perçue et vécue dans l’hic et nunc de la transhumance” p. 43

“Avant le néolithique, et donc avant le menhir, l’unique architecture symbolique capable de modifier l’environnement était la marche, une action qui est simultanément un acte perceptif et un acte créatif, qui est en même temps lecture et écriture du territoire.” p. 56

“Aujourd’hui encore, les bergers de Laconi, en Sardaigne, appellent les menhirs : perdas litteradas, c’est-à-dire des pierres en lettres ou des pierres de lettres. » p. 58

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 “Tandis que le centre originaire a moins de probabilité de se développer et change plus lentement, aux marges du système, les transformations sont plus probables et plus rapides. Aux marges se trouvent ces paysages que Levi-Strauss a nommés chauds et que Robert Smithson nommerait entropiques. L’espace-temps urbain a plusieurs vitesses : de la stagnation du centre aux transformations continues des marges. Au centre, le temps s’est arrêté, les transformations se sont congelées et, quand elles ont lieu, elles sont tellement évidentes qu’elles ne peuvent offrir aucun imprévu : elles ont lieu sous étroite surveillance, sous le contrôle vigilant de la ville. Dans les marges, nous trouvons en revanche un certain dynamisme et nous pouvons observer le devenir d’un organisme vivant qui se transforme en laissant, autour de lui comme à l’intérieur de lui, des parties entières du territoire à l’abandon et plus difficilement contrôlables. p. 182

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“En italien, andare a Zonzo signifie perdre son temps à errer sans but”. p. 185

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