La librairie idéale #30

lenz

 

Beau travail des éditions Vagabonde, pour cette version du Lenz de Büchner, traduit et préfacé par G.-A. Goldschmidt :

« Bien sûr, il est impossible de conformer le texte traduit à un « usage » qui n’est presque jamais celui de la langue de départ. Il y avait des arrangements possibles, il était aisé de plier le texte à l’usage du français, à le disposer selon des nuances équivalentes. On pouvait écrire : « L’obscurité était venue, le ciel et la terre fusionnaient », mais Büchner avait écrit « … le ciel et la terre se fondaient en un seul ». On pouvait écrire : « Enfin il entendit des voix, il vit des lumières, il se sentit plus léger… », mais Büchner avait écrit : « pour lui, ça devint plus léger ». On aurait pu écrire : « On était à table, il entra. », mais Büchner avait écrit : « On était à table, lui entre. » (Er hinein) – littéralement : lui va dedans, parce que tout, pour lui, est à l’extrême. On aurait pu écrire : « Ses boucles blondes pendaient autour de son visage pâle, ses yeux et sa bouche tressaillaient » ; or Büchner avait écrit : « ça tressaillait dans ses yeux et autour de sa bouche », etc. « 

Georges-Arthur Goldschmidt

Sur son blog le Saute-Rhin, Bernard Umbrecht a consacré toute une série d’articles à Büchner : à lire !

lenz texte

 

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