La librairie idéale #33

WK2

Rejetant le réalisme, tout un courant de la littérature autrichienne conjugue critique de la société et bouleversement des structures romanesques traditionnelles. Werner Kofler s’inscrit dans la lignée des grands prosateurs de langue allemande occupés à défaire tous les codes de l’écriture littéraire.

Automne, liberté est sa première œuvre publiée en français. Il ne s’agit pourtant pas d’un jeune auteur prometteur dont le succès dans son pays aurait poussé un éditeur à nous le faire découvrir en France. Kofler est au contraire un écrivain reconnu en Autriche. Né en Carinthie (d’où était aussi originaire le politicien d’extrême-droite Jörg Haider récemment disparu dans un accident de voiture), il fait partie de la même génération qu’Elfriede Jelinek (il est né en 1947, elle un an plus tôt). On rattache ordinairement cet auteur à Thomas Bernhard, dont il partage le goût pour la polémique et l’invective, même si, à le lire, c’est plutôt l’étonnante proximité avec Jelinek qui frappe, notamment par son recours constant au collage et au montage, qui correspond à une vaste entreprise de démolition des formes littéraires consacrées.

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